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DE MEILLEURES
SOLUTIONS

STOP à l'éolien terrestre industriel,

OUI à des alternatives plus efficaces

et adaptées au territoire.

Quelles alternatives ?

Face au réchauffement climatique, nous devons mettre en œuvre les solutions les plus efficaces pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. 


Nous pensons que le mix énergétique doit être pensé PAR et POUR les territoires, en fonction de leurs spécificités (ici plus de soleil, là plus de vent, etc). Il n'y a pas de solution unique.

(Les nuisances dépendent elles aussi du territoire : ainsi chez nous, où l'on veut nous imposer des mégaéoliennes : là où il y a peu de vent, de plus grandes éoliennes sont nécessaires.)

 

Forte de ce qu'elle a appris plusieurs mois durant sur ce projet et sur les énergies renouvelables en général, L'APME s'est faite une idée assez précise des solutions à mettre en œuvre sur notre territoire.


En premier lieu, l’effort le plus conséquent doit être dédié à une pédagogie de sobriété et à l’isolation de tout ce qui perd de la chaleur, et ce, dans tous les secteurs, habitat, tertiaire, industrie. (Le chauffage, c’est 67 % de l’énergie consommée dans l’habitat - source ADEME).  
Le meilleur moyen d’éviter la production d’énergies polluantes est bien de ne pas les consommer. 

Des réalisations inspirantes

Bien d'autres collectivités en France cherchent et mettent en application des solutions adaptées à leur territoire, et pour leur bénéfice.

Voici un exemple parmi d’autres dont nous pourrions nous inspirer :

La Communauté de Communes du Mené, territoire pionnier, œuvre depuis 20 ans pour atteindre l'autonomie énergétique avec une philosophie remarquable : offrir à son territoire rural l’opportunité de devenir acteur de son développement en agissant d’abord au service de la population. Là, chaque réflexion associe et implique la population afin qu’elle comprenne l’intérêt des divers projets et participe à leur réalisation. C’est précisément le cas des deux projets éoliens de la commune du Mené, dont les habitants sont propriétaires à 30 et 40% : le premier, inauguré en 2012, et le second, qui le sera en 2022.
Précurseur des énergies renouvelables, la commune du Mené a entrepris la construction de 30 logements de 100m² dont le chauffage et l’eau chaude sanitaire sont fournis intégralement par l’énergie solaire thermique moyennant 18 m² de panneaux chacun. Cela fonctionne très bien, même en Bretagne.

Pour plus d'information, voir ce document à télécharger :"De l'énergie à revendre".

Voici quelques technologies dont nous pourrions tirer profit localement afin de mettre en place, collectivement, un projet adapté à notre territoire :


- L’ÉNERGIE SOLAIRE THERMIQUE : On peut la produire de diverses manières. Soit grâce à une architecture et des matériaux qui permettent à la fois de capter le rayonnement solaire et de stocker cette énergie pour la restituer plus tard : ces techniques sont utilisées notamment dans les maisons passives ou bâtiments à énergie positive, certaines pouvant aussi être utilisées en rénovation. Soit par l’utilisation de panneaux solaires thermiques (à distinguer du photovoltaïque) qui permettent la production d’eau chaude. Elle peut répondre aux besoins de chaleur dans tous les secteurs (pour l’habitat par exemple, le chauffage et l’eau chaude sanitaire représentent 77% de l’énergie consommée - source ADEME).
Le potentiel de cette source d’énergie renouvelable est très important avec des rendements 4 fois supérieurs au photovoltaïque. Elle permettrait de subvenir à une grande partie des besoins de chaleur de tous les secteurs, soit 23% de l’énergie consommée en France (chiffre calculé d’après le rapport « Chiffres clés de l’énergie 2021 » du ministère de la transition écologique et les rapports ADEME et CEREN).
Avec ce poids dans le mix énergétique, l’impact positif du solaire thermique sur le climat serait important puisqu’il viendrait se substituer aux énergies de chauffage dont une grande partie est d’origine fossile (gaz, fioul). Il se substituerait aussi au chauffage électrique dont les origines (nucléaire, centrales Gaz, Eolien) posent aussi question, et enfin au bois, dont il faut éviter la surconsommation.
Le solaire thermique est un moyen efficace d’atteindre les objectifs de la PPE (Programmation Pluriannuelle de l’Energie).


- L’HYDROLIEN : On en entend encore peu parler, mais il est aisé de créer de petites turbines hydrauliques sur les berges de nos petits cours d'eau et rivières, peu chères, sans impact sur la faune, et efficaces, même avec peu de dénivelé et de débit. Elles produisent de manière beaucoup plus régulière que l’éolien par exemple, et sont aussi efficaces l'hiver - quand le solaire est plus faible. Plusieurs applications existent en France, comme ailleurs dans le monde.

- LA BIOMASSE : L'énergie issue de la biomasse est la forme d'énergie la plus ancienne utilisée par l'homme depuis la découverte du feu à la préhistoire. Elle permet de fabriquer de l'électricité grâce à la chaleur dégagée par la combustion de ces matières (bois, végétaux, déchets agricoles, ordures ménagères organiques) ou du biogaz issu de la fermentation de ces matières, dans des centrales biomasse. Elle est à considérer dès lors que son utilisation n'est pas intensive et ne risque pas d'épuiser les sols.

- LE SOLAIRE PHOTOVOLTAÏQUE : On le voit se développer sur notre territoire local. Lorsque les panneaux photovoltaïques sont installés sur les toitures ou les friches industrielles, et non dans des champs  - participant sinon au mitage des terres arables - ils peuvent être à considérer.

- LA MÉTHANISATION : La méthanisation repose sur la dégradation de la matière organique pour générer de l'énergie. Découverte à la fin du XVIIIe siècle par Alessandro Volta en observant des marais desquels du gaz se libérait, elle s'est initialement développée en France « à partir des années 1970, en milieu rural sur des substrats agricoles mais aussi sur des stations d'épuration ». En plein développement dans l'Hexagone, la méthanisation permet de produire de l'énergie renouvelable en s'appuyant sur les déchets agricoles et alimentaires. Lorsqu’elle ne met en jeu que des déchets (nous avons vu l’exemple à suivre de Chazelles-sur-Lyon lors de groupes de travail auxquels nous avons participé pour l’élaboration du PCAET de la CC-FE) et non des cultures intensives appauvrissant les sols comme cela se pratique ailleurs dans le département. La méthanisation permet soit la production d’électricité verte, soit de faire rouler des véhicules au Biogaz (GNV), avec impact CO2 très faible.